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Les règles d'hygiène et de sécurité
QUELLES
SONT LES OBLIGATIONS EN MATIERE
DE VISITES MEDICALES ?
L'employeur doit faire en
sorte que le salarié aille
aux visites organisées par le
service de Médecine du
Travail (visite d'embauche,
visite annuelle,…).
Le temps nécessité par
les examens médicaux est soit
pris sur les heures de travail
des salariés sans qu'il
puisse être effectué de
retenues de salaires, soit
rémunéré comme temps de
travail normal.
QU'EST QUE L'EVALUATION DES RISQUES PROFESSIONNELS ?
Depuis
le 8/11/2002, l'employeur doit procéder à un diagnostic exhaustif des facteurs
de risques auxquels sont exposés ses salariés et transcrire dans un document
unique les résultats de cette évaluation des risques.
Ce
document doit être tenu à la
disposition du Service Départemental de l'Inspection du Travail, de l'Emploi et
de la Politique Sociale Agricoles
Cette
évaluation comporte un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de
travail de l'entreprise ou de l'établissement.
Ce
document doit être mis à jour au moins une fois par an lors de toute décision
d'aménagement important modifiant les conditions d'hygiène et de sécurité ou
les condition de travail ou enfin
lorsqu'une information supplémentaire concernant l'évaluation est recueillie.
Les salariés doivent être intégrés dans cette démarche.
A
l'issue de la phase d'évaluation des risques, l'employeur doit mettre en place
des mesures correctives destinées à réduire au maximum les risques
constatés.
QU'EST-CE
QUE L'OBLIGATION GENERALE DE SECURITE ?
L'employeur a l'obligation
de déterminer, pour les
activités du salarié, les
risques d'accident du travail
encourus.
Il doit prendre toutes les
dispositions nécessaires pour
éliminer les risques et/ou
mettre à disposition du
salarié les protections
adaptées. La protection peut
être :
- collective :
organisation du travail,
sécurité des
machines
- individuelle :
équipement du salarié
(chaussures, masques...),
formation du salarié.
POURQUOI
FORMER A LA SECURITE ?
La formation à la
sécurité doit s'intégrer
aux instructions
professionnelles que reçoit
le salarié dès
l'embauche.
Elle a pour but :
- d'enseigner au salarié,
à partir des risques
auxquels il est exposé,
les comportements et les
gestes les plus
sûrs,
- de lui expliquer les
modes opératoires,
- de lui montrer le
fonctionnement des
dispositifs de protection
et de secours
- de le préparer à la
conduite à tenir
lorsqu'une personne est
victime d'un accident ou
d'une intoxication sur les
lieux du travail.
QUELLES
PRECAUTIONS PRENDRE LORS DE
L'ACHAT D'UNE MACHINE ?
Le sigle CE doit être
apposé sur les machines
neuves, de façon
indélébile.
Chaque machine doit être
accompagnée :
- de la déclaration CE de
conformité, rédigée en
français,
- de la notice
d'instructions, en
français.
Pour une machine
d'occasion, le vendeur doit
délivrer un certificat de
conformité, après avoir
remis la machine aux normes en
vigueur au jour de la
première mise sur le marché
à l'état neuf.
QUE
FAIRE FACE AUX RISQUES
ENCOURUS ?
| RISQUES
ENCOURUS |
ACTIONS
Préventives Nécessaires |
| Risque
d'origine mécanique,
coincements,
enroulements,
écrasements, chute
d'objets... |
Mise en
place de protecteurs
d'arbres de
transmission, de carters
pleins ou grillagés,... |
| Risque
d'origine chimique,
produits phyto, produits
de nettoyage (stockage,
préparation, épandage) |
Local de
stockage ventilé et
fermant à clé, port
d'équipements de
protection individuelle,
prise en compte des
conditions climatiques
(sens du vent, forte
chaleur) |
| Risque
d'origine électrique,
fils dénudés, défauts
d'isolement |
Maintien
en bon état de
l'installation,
vérifications
périodiques par
organisme agréé |
| Risque
incendie, stockage de
carburant |
Isolation
des stockages,
interdiction de fumer,
mise en place
d'extincteurs adaptés
au risque et vérifiés
tous les ans |
| Risques
liés aux manutentions
manuelles, charges
lourdes, manutentions
répétées, postures
inadaptées, coupures
aux mains |
Mise à
disposition de matériel
d'aide à la manutention
(bande transporteuse,
diable, transpalette,
chariot de manutention,
formation gestes et
postures)
Port d'équipement
de protection
individuelle. |
| Risques
liés aux différentes
interventions avec les
animaux (bovins, ovins,
...) |
Mise à
disposition de matériel
: barrières couloir et
cage de contention,
etc...
Port d'équipements de
protection individuelle
(chaussures de
sécurité) |
Lorsque la protection
collective n'est pas
suffisante ou qu'elle n'est
pas possible, il faut assurer
une protection de type individuelle.
QUI
DOIT FOURNIR LES ÉQUIPEMENTS
DE PROTECTION INDIVIDUELLE ?
L'employeur doit fournir
gratuitement aux salariés les
équipements de protection
individuelle appropriés aux
risques, veiller au port de
ces équipements et assurer
leur remplacement lorsqu'il
s'avère nécessaire.
QUELLES
PROTECTIONS INDIVIDUELLES POUR
LES SALARIES ?
Atelier :
lunettes de protection ; gants
adaptés à l'activité
Manipulation et
déplacement de matériaux :
gants de protection
adaptés (tôles, parpaings,
etc.)
Nettoyage de lieux
poussiéreux :
masques de protection marqués
P2 ou P3 ; gants; combinaison
de travail
Traitements
phytosanitaires (préparation,
épandage) :
masques à
cartouches de type AB2 P2 ou
ABEK2 P2 ; gants Néoprène ou
nitrile ; combinaison étanche
;
Travaux divers :
port de chaussures ou bottes
de sécurité norme EN 345
Tronçonneuse : tenue
spéciale bûcheron :
jambière ; chaussures ou
bottes de sécurité
spécifiques ; casque avec
visière et protection
auditive
Débroussailleuse :
bottes de sécurité ;
visière ou écran facial ;
protection auditive, tablier
en cuir
LE
SALARIE EST-IL TENU DE
RESPECTER LES CONSIGNES DE SECURITE?
Oui, à défaut l'employeur
est en droit d'utiliser son
pouvoir disciplinaire
(avertissements, mise à
pied,...)
UN
SALARIE PEUT-IL REFUSER UN
TRAVAIL DANGEREUX ?
Un salarié peut refuser
d'exécuter un travail
présentant un danger pour sa
vie ou sa santé. C'est le
droit de retrait du salarié.
Il faut que le motif soit
raisonnable et que le danger
soit grave et imminent (par
exemple : traitement avec un
produit toxique sans
protection, utilisation d'un
tracteur sans frein, travail
à proximité d'un arbre de
transmission non protégé…).
FAUT-IL
PREVOIR DES INSTALLATIONS
SANITAIRES ?
Les employeurs doivent
mettre à disposition des
travailleurs les moyens
d'assurer leur propreté
individuelle, notamment des
vestiaires, lavabos et
cabinets d'aisance, ceci
lorsque le travail est
effectué dans les locaux de
l'exploitation ou à
proximité de ceux ci. Il en
va de même lorsque les
salariés prennent et
finissent leur travail de
façon habituelle dans les
locaux de l'entreprise.
Pour certains travaux il
est obligatoire de mettre à
disposition une douche.
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Pour certains
matériels :
Les
employeurs doivent
délivrer une
autorisation de
conduite écrite qui
se base sur :
-
l'examen
d'aptitude établi
par le médecin du
travail
-
un
contrôle des
connaissances et
du
savoir-faire
-
un
contrôle des
connaissances des
lieux et des
instructions à
respecter
Les
tracteurs agricoles et
forestiers ne sont pas
concernés.
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QUI
PEUT CONSEILLER EN MATIERE DE SECURITE ?
Conseil et Prévention
:
Mutualité Sociale
Agricole de la Vienne
Service Prévention des
Risques Professionnels des
Salariés Agricoles
Té. 05 49 44 59 13
Application de la
réglementation :
Service Départemental de
l'Inspection du Travail, de
l'Emploi et de la Politique
Sociale Agricoles
Tél. 05 49 03 13 51
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La Commission Paritaire
départementale d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail en
agriculture (CPHSCT)
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Pour les entreprises de
moins de 50 salariés,
une commission paritaire
est chargée de :
- promouvoir la
formation à la
sécurité;
- contribuer à
l'amélioration des
conditions de
travail et de
sécurité pour les
entreprises et
exploitations
agricoles.
Cette instance
comprend en nombre égal
des représentants des
organisations syndicales
représentatives des
employeurs et des
salariés.
Ces membres sont
indemnisés et disposent
d'un crédit d'heures de
4 heures par mois.
Un médecin du
travail et un technicien
conseil de la MSA ainsi
que l'inspecteur du
travail siègent à
cette commission.
Depuis
le 01/01/2003, les salariés bénéficient d'une autorisation d'absence
pour participer une fois par an à une réunion cantonale ou pluri-cantonale organisée par la CPHSCT.
Leur
salaire sera maintenu par leur employeur sur justificatif de présence délivré
par la CPHSCT et à hauteur de 50 % du temps de la réunion.
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