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Le contrat de travail à temps partiel
Le contrat de travail à temps partiel est conclu avec un salarié dont les
horaires de travail sont inférieurs à la durée - légale ou conventionnelle -
pratiquée dans l'entreprise. Obligatoirement écrit, ce contrat comporte
certaines clauses afin, notamment, de garantir les droits du salarié
concerné.
QU'EST CE QU'UN TRAVAIL A TEMPS
PARTIEL ?
Tout type de contrat de travail peut être conclu à temps partiel (Contrats à
durée déterminée ou indéterminée, intermittent), y compris les contrats aidés,
sous réserve que la réduction du temps de travail ne soit pas incompatible avec
l'objet du contrat (qualification, insertion, ...) Il est conseillé de demander
au SDITEPSA
Est considéré comme temps partiel tout travail d'une durée inférieure, même
d'une heure, à la durée légale du travail ou à celle fixée par la convention ou
l'accord collectif applicable dans l'entreprise.
Aucune durée minimale
hebdomadaire n'est imposée. Cependant l'horaire journalier du salarié à temps
partiel ne peut être inférieur à 3 heures de travail, sauf pour certains cas
particuliers comme les salariés affectés à des travaux d'entretien, de
maintenance ou de surveillance exigeant moins de 3 h de travail par jour, pour
lesquels l'horaire journalier ne peut être inférieur à 1 h.
Le travail à temps partiel peut être organisé sur la semaine ou sur le
mois.
QUELLES MENTIONS DOIVENT FIGURER
DANS LE CONTRAT DE TRAVAIL A TEMPS PARTIEL ?
Le contrat de travail à temps partiel peut être conclu pour une durée
indéterminée ou déterminée. Dans tous les cas, il doit être écrit et mentionner
:
- la qualification du salarié
- les éléments de la rémunération
- la durée hebdomadaire ou mensuelle de travail prévue o la répartition de la
durée du travail entre les jours de la semaine ou les semaines du mois
- les cas dans lesquels cette répartition peut être modifiée, et la nature de
cette répartition
- les limites concernant l'accomplissement d'heures complémentaires
- les modalités de communication, par écrit, des horaires de travail pour
chaque journée travaillée, telles que la remise de plannings périodiques aux
salariés concernés.
PEUT ON FAIRE VARIER LA DUREE DU
TRAVAIL D'UN SALARIE A TEMPS PARTIEL ?
La durée du travail prévue dans le contrat de travail doit être respectée.
Elle peut néanmoins varier de trois façons : par l'accomplissement d'heures
complémentaires, par la mise en place d'un système de modulation annuelle ou
encore à la demande du salarié.
1. LES HEURES
Complémentaires
Il s'agit des heures effectuées au-delà de la durée du travail mentionnée
dans le contrat de travail. Distinctes des heures supplémentaires, leur recours
est strictement encadré :
- les limites dans lesquelles des heures complémentaires peuvent être
demandées au salarié doivent être mentionnées dans le contrat
- le nombre d'heures complémentaires effectuées au cours d'une même semaine ou
d'un même mois ne peuvent être supérieurs au tiers de la durée prévue par le
contrat. Ainsi, pour une durée de travail hebdomadaire fixée à 20 heures, le
salarié ne peut effectuer plus de 6 heures 40 mn complémentaires par
semaine.
Les heures effectuées au-delà du 1/10ème de la durée du travail
prévue au contrat, ouvrent droit à une majoration de salaire de 25 %.
Exemple :
Si le contrat prévoit une durée hebdomadaire de 20
heures, les heures effectuées au-delà de la 22ème heure et jusqu'au maximum
autorisé de 26 h 40 mn sont majorées de 25 %.
- l'accomplissement d'heures complémentaires ne doit pas avoir pour effet de
porter la durée du travail du salarié à hauteur de celle d'un salarié à temps
plein ;
- lorsque le nombre d'heures complémentaires dépasse d'au moins 2 heures par
semaine (ou l'équivalent sur le mois) pendant 12 semaines - consécutives ou dans
une période de 15 semaines - l'horaire de travail inscrit dans le contrat doit
être modifié en conséquence.
Par exemple, un salarié dont le temps partiel
est fixé à 28 heures hebdomadaires accomplit, pendant plus de 3 mois, 31 heures
par semaine. La durée du travail mentionnée dans son contrat de travail devra
donc être modifiée : de 28 heures, elle passera à 31 heures. Le salarié peut
toutefois s'opposer à une telle modification.
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Le salarié peut refuser, sans encourir une sanction ou un
licenciement, d'effectuer des heures complémentaires au-delà des limites prévues
par son contrat de travail. Il en est de même lorsque la demande de l'employeur
est formulée moins de trois jours avant la date prévue pour l'accomplissement
des heures complémentaires.
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2. LA
MODULATION DE LA Durée DU TRAVAIL A TEMPS PARTIEL.
La durée hebdomadaire ou mensuelle du travail d'un salarié à temps partiel
peut varier sur tout ou partie de l'année à condition que sur un an, cette durée
n'excède pas en moyenne celle mentionnée dans le contrat de travail.
Exemple :
Pour un temps partiel fixé à 28 heures hebdomadaire,
la durée du travail peut fluctuer d'une semaine sur l'autre (32 heures puis 24
heures par ex.) si, calculée en moyenne sur l'année, elle demeure équivalente à
28 heures.
La mise en œuvre de cette modulation n'est possible que pour les salariés
dont l'emploi est soumis à des variations saisonnières d'activité et si :
- le contrat détermine la période annuelle de variation de l'horaire
- le programme indicatif annuel de la répartition est communiqué par écrit au
salarié au moins une semaine avant le début de la période annuelle
- les modifications du programme et les horaires de travail sont notifiés par
un écrit remis en mains propres au moins 7 jours à l'avance. En cas de
circonstances exceptionnelles, ce délai est réduit à 3 jours ouvrés et le
salarié a le droit de refuser la modification sans avoir à le justifier dans la
limite de deux fois par an.
Par ailleurs, l'horaire journalier ne peut être inférieur à 3 h. (1 h pour
travaux d'entretien, de maintenance ou de surveillance).
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Le contrat peut prévoir le lissage des salaires :
malgré les variations de la durée du travail d'une semaine sur l'autre ou d'un
mois sur l'autre, les intéressés perçoivent une rémunération fixe et
régulière.
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3. LA DEMANDE INDIVIDUELLE DU
SALARIE.
Afin de concilier vie professionnelle et vie familiale, un salarié peut
demander à disposer de périodes d'une ou plusieurs semaines non travaillées.
Dans ce cas, pendant les périodes travaillées, son horaire de travail équivaut à
un temps plein mais la moyenne annuelle de la durée du travail doit correspondre
à un temps partiel.
Exemple :
Soit une entreprise dans laquelle la durée annuelle
du travail est fixée à 1 600 heures (soit 45,75 semaines à 35 heures). Un
salarié demande à bénéficier de 10 semaines non travaillées coïncidant avec
certaines vacances scolaires. La répartition pourra être opérée ainsi : 35,75
semaines de 35 heures (durée collective de travail applicable dans l'entreprise
concernée) et 10 semaines non travaillées.
En moyenne sur l'année, sa durée
du travail demeure à temps partiel :
(35,75 semaines x 35 h) + (10
semaines x 0 h) = 1 251,25 h annuelles.
Si l'employeur accepte la demande du salarié, un avenant au contrat de
travail doit être signé précisant la ou les périodes non travaillées.
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Quel que soit le motif, un salarié peut demander à passer à
temps partiel. L'employeur est tenu de lui répondre dans un délai précis (3
mois) et de motiver sa réponse si celle-ci est
négative.
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LA REPARTITION DES HORAIRES
PEUT-ELLE ÊTRE MODIFIEE ?
La répartition de la durée du travail dans la semaine ou le mois figure
obligatoirement dans le contrat de travail. Doivent également être mentionnées
les circonstances dans lesquelles cette répartition peut faire l'objet d'une
modification. Toutefois celle-ci ne peut intervenir qu'après le respect, par
l'employeur, d'un préavis de 7 jours ouvrés (délai qui peut être abaissé jusqu'à
3 jours ouvrés en cas de circonstances exceptionnelles). Le point de départ de
ce préavis est la notification envoyée au salarié.
Le salarié peut s'opposer à un tel changement, sans encourir ni sanction ni
licenciement, lorsque :
- l'employeur demande une modification dans des circonstances autres que
celles prévues par le contrat de travail ;
- le changement, bien qu'intervenant dans un cas et selon les modalités
définies par le contrat, n'est pas compatible avec des obligations familiales
impérieuses, le suivi d'un enseignement scolaire ou supérieur, une période
d'activité chez un autre employeur ou encore une activité professionnelle non
salariée.
Il en est de même en cas de changement des horaires de travail au sein de
chaque journée travaillée.
DES COUPURES D'ACTIVITE AU
COURS DE LA JOURNEE DE TRAVAIL : EST-CE POSSIBLE ?
Oui, mais avec deux limites : pas plus d'une interruption laquelle ne peut
avoir une durée supérieure à 2 h.
Exemple :
Un salarié à temps partiel peut travailler de 8 h à
10 h puis de 11 h 30 à 15 h. Une seule coupure, une interruption de moins de 2
heures : les exigences de la loi sont respectées.
Toutefois l'interruption d'activité peut être supérieure à 2 heures pour les
salariés affectés à des travaux de surveillance d'appareil à fonctionnement
continu ou à des soins aux animaux. Dans ce cas, aucune des 2 séquences de
travail de la journée ne peut être inférieure à 1 h et le salarié bénéficie
d'une indemnisation en fonction du nombre de kilomètres nécessaires pour
effectuer le 2ème trajet journalier entre le domicile et le lieu de
travail.
Exemple :
Un salarié à temps partiel faisant la traite du matin
et du soir, dont le domicile est situé à 8 km du lieu de travail : L'employeur
devra verser une indemnité kilométrique de : 16 km x 0,31€ = 4,96 € (qui n'est
pas soumise à charges sociales).
QUELS SONT LES DROITS DES SALARIES A TEMPS
PARTIEL ?
Le salarié à temps partiel bénéficie des droits reconnus aux salariés à
temps complet.
Ainsi par exemple :
- la durée de la période d'essai ne peut être d'une durée supérieure à celle
des salariés à temps plein. Elle est calculée comme pour un salarié à temps
complet ;
- sa rémunération est proportionnelle à celle du salarié qui, à qualification
égale, occupe à temps complet un emploi équivalent dans l'entreprise ou dans
l'établissement ;
- son ancienneté est calculée comme s'il avait été occupé à temps plein ;
- la durée des congés payés est identique à celle dont bénéficie les salariés
à temps plein (au moins 5 semaines) ...
Quelques particularités doivent être soulignées :
- un salarié à temps partiel peut avoir plusieurs employeurs sous réserve que
la durée globale journalière et hebdomadaire ne dépasse pas les maxima légaux :
respectivement 10 heures par jour et 48 heures par semaine, ou 44 heures sur 12
mois,
- l'employeur a l'obligation d'accéder à la demande d'un salarié à temps
partiel qui souhaite occuper un emploi à temps complet vacant et ce, dès lors
que l'intéressé remplit les conditions requises par l'emploi concerné. De même,
un salarié à temps complet est prioritaire, s'il le souhaite, pour prendre un
emploi à temps partiel disponible dans l'établissement ou dans l'entreprise,
correspondant à sa catégorie professionnelle.
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Si le contrat est à durée indéterminée, le salarié doit
bénéficier, en application de la convention collective, d'une majoration de 5 %
du salaire au titre de la pénibilité ou de la
précarité.
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