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Les congés payés et autres congés
Les congés payés et autres congés
QUI
A DROIT AUX CONGES PAYES ?
Le droit aux congés payés
est reconnu par la loi à tous
les salariés, quel que soit
le type de leur contrat de
travail. Les travailleurs
intérimaires et, lorsqu'ils
ne peuvent pas prendre leurs
congés durant leur contrat de
travail, les salariés en CDD
bénéficient d'une indemnité
compensatrice de congés
payés.
L'employeur doit
obligatoirement faire le
nécessaire pour mettre en
place une organisation et le
cas échéant remplacer le
salarié pour permettre à
celui-ci de prendre ses
congés. S'il ne le fait pas,
il pourra être condamné à
réparer le préjudice subi.
Le salarié doit
obligatoirement prendre ses
congés et ne peut prétendre
à aucune indemnité si, bien
que l'employeur ait mis en
œuvre l'ensemble des règles
relatives à la fixation des
périodes et à l'organisation
éventuelle du remplacement,
ledit salarié n'a pas pris
les congés auxquels il
ouvrait droit.
QUELLES
SONT LES CONDITIONS
D'OUVERTURE DU DROIT A CONGES
?
Pour pouvoir avoir le droit
de prendre des congés, il
faut avoir été occupé chez
le même employeur pendant au
moins un mois de travail
effectif entre le 1er juin de
l'année précédente et le 31
mai de l'année en cours. Un
mois de travail effectif
correspond à :
- une période de 4
semaines
- ou 24 jours
ouvrables
- ou 20 jours de travail
effectif, si l'horaire de
travail est réparti sur 5
jours.
QU'EST-CE
QUE LE TRAVAIL EFFECTIF ?
Hormis les temps
d'activité effectivement
travaillés, certaines
absences sont assimilées au
travail effectif, notamment
pour le calcul des droits aux
congés payés :
- la période des congés
de l'année
précédente
- les repos
compensateurs
- les repos issus de la
réduction du temps de
travail (RTT)
- les congés de
maternité ou
d'adoption
- les périodes de
suspension du contrat de
travail (sauf pour les maladies ou accidents de la vie privée et les
rechutes).
- les divers congés de
formation
SUR
QUELLE PERIODE L'EMPLOYEUR DOIT-IL DONNER LES CONGES ?
La période d'acquisition
des droits aux congés est
comprise entre le 1er juin et
le 31 mai de l'année
suivante. Elle se distingue de
la période de prise de
congés : du 1er mai au 30
avril de l'année suivant
celle au titre de laquelle les
droits ont été acquis.
    
Exemple :
un salarié embauché le 1er
décembre 2000 travaille du
lundi au samedi. Il a droit à
2,5 jours de congés par mois
travaillé entre décembre
2000 et mai 2001, soit 15
jours de congés à prendre
entre le 1er mai 2001 et le 30
avril 2002.
TOUS
LES CONGES PEUVENT-ILS ÊTRE
PRIS SUR UNE SEULE PERIODE ?
Les congés pris sur une
seule période continue ne
peuvent excéder 24 jours.
Ainsi, la cinquième semaine
de congés ne peut être
accolée aux quatre autres, sauf s'il y a un accord entre l'employeur et la
salarié sur ce point..
Le congé dit
"principal" de 12
jours consécutifs doit être
pris entre le 1er mai et le 31
octobre de chaque
année.
Lorsque le salarié prend
le reste de ses congés après
le 31 octobre il acquiert,
sauf dérogation, des jours de
congés supplémentaires dans
la limite de :
- 2 jours ouvrables s'il
prend au moins 6 jours de
congés entre le 1er
novembre et le 30
avril.
- 1 jour ouvrable s'il
prend 3, 4 ou 5 jours
entre le 1er novembre et
le 30 avril
S'il prend moins de 3
jours, il n'a droit à aucun
congé supplémentaire.
COMMENT
SE PASSE LA DEMANDE DE CONGES
?
L'employeur fixe, dans un
premier temps, la période des
congés (ex : du 1er août au
30 septembre). Il doit en
informer les salariés au
moins 2 mois à l'avance.
Ceux ci présentent alors
leurs demandes de congés.
Les dates de départ en
congé sont fixées par
l'employeur, compte tenu
notamment de la situation
familiale du salarié et des
possibilités de congés du
conjoint.
Le salarié doit être
informé de sa date de départ
en congés au moins un mois à
l'avance.
Le salarié est tenu de
respecter les dates de départ
et de retour de congés.
COMMENT
EST CALCULEE LA DEMANDE DES
CONGES PAYES ?
Dès que le salarié a un
mois d'ancienneté dans
l'entreprise, il a droit à
2,5 jours de congés ouvrables
(du lundi au samedi) par mois.
Ainsi, les congés payés
représentent 5 semaines par
an pour un salarié à temps
complet.
Pour un salarié ayant
travaillé 12 mois sur la
période d'acquisition des
droits, les congés sont
calculés de la manière
suivante :
2,5 x 12 mois = 30 jours.
COMMENT
LES CONGES PAYES SONT-ILS
PAYES ?
Durant ses congés, le
salarié bénéficie d'une
rémunération (l'indemnité
de congés payés) dont le
montant est calculé, selon
l'une des deux règles
suivantes :
- La règle du maintien
de salaire :
quand le salarié est en
congé, il est payé comme
s'il travaillait
effectivement dans
l'entreprise. Le salaire
est alors fonction :
- du salaire perçu
pendant la période
précédant le
congé.
- de la durée du
travail effectif de
l'établissement et de
l'horaire de travail
prévu dans
l'entreprise au moment
où le salarié est en
congé.
- La règle du dixième
:
l'employeur verse au
salarié un dixième de la
rémunération brute
annuelle qu'il a perçue
dans les 12 mois
correspondant à la
période d'acquisition des
droits.
Pour déterminer cette
rémunération, on tient
compte du salaire brut
avant déduction des
charges sociales.
Toutefois, n'entrent pas
dans l'assiette de calcul
:
- les remboursements
de frais
- les gratifications
ou primes annuelles
|
Quelle
que soit la durée de
travail effectué, même
si le contrat est
inférieur à un mois,
un salarié en CDD a
droit à une indemnité
compensatrice de congés
payés égale à 10 % de
sa rémunération brute
mensuelle.
|
QUELLE
EST L'INCIDENCE DE CERTAINS
EVENEMENTS SUR LES CONGES ?
Un jour férié :
Si un jour férié tombe
pendant les congés, cette
journée est décomptée sauf
s'il s'agit d'un dimanche.
Elle n'entre pas dans les
journées normales de congés.
Maladie :
Si le salarié est en arrêt
maladie au jour du congé, il
conserve son droit à congé
et peut demander à en
bénéficier ultérieurement.
Si le salarié tombe malade
pendant ses congés, il ne
peut exiger que son congé
soit prolongé ou reporté.
Rupture du contrat de
travail :
Qu'il s'agisse d'un
licenciement ou d'une
démission, le préavis ne
débutera qu'au retour de
vacances.
Toutefois, si la rupture du
contrat intervient avant les
congés, le préavis est
suspendu pendant les
congés.
Il est interdit à l'employeur
d'exiger que le salarié
prenne ses congés pendant le
préavis.
| Jour
ouvré - jour ouvrable ? |
- Un
jour ouvré est un
jour normalement
travaillé dans
l'entreprise.
- Sont
considérés comme
jour ouvrables tous
les jours de la
semaine, exceptés
les dimanches et les
jours fériés
légaux non
travaillés.
|
LE
SALARIE A-T-IL DROIT A DES
CONGES POUR EVENEMENTS
FAMILIAUX ?
Oui, il a droit, quelle que
soit son ancienneté et le
type de contrat de travail, à
:
- 4 jours pour son
mariage
- 3 jours pour une
naissance ou une adoption
au sein de son foyer
- 3 jours pour le décès
de son conjoint
- 3 jours pour le décès
d'un enfant
- 2 jours pour le mariage
d'un enfant du
salarié
- 1 jour pour le décès
de son père ou de sa
mère
Si le salarié ne
prend pas ces congés, il n'a
droit à aucune indemnité
compensatrice.
Congé de paternité : le salarié a droit à 11 jours
consécutifs, débutants pendant la période de 4 mois suivant la naissance,
pris en charge au titre des indemnités journalières de sécurité sociale dans
les mêmes conditions que celles retenues pour les indemnités journalières de
maternité.
ET
LORSQU'IL Y A UN ENFANT MALADE
OU ACCIDENTE ?
Tout salarié a droit à un
congé non rémunéré de 3 à
5 jours en cas de maladie ou
d'accident constaté par
certificat médical, d'un
enfant de moins de 16 ans dont
il assume la charge effective
et permanente.
Par ailleurs tout salarié
qui a un enfant à charge
victime d'une maladie, d'un
accident ou d'un handicap
grave et nécessitant la
présence d'une personne à
ses côtés, a le droit de
travailler à temps partiel ou
de bénéficier d'un congé de
présence parentale
entraînant la suspension de
son contrat de travail. Pour
plus de précisions s'adresser
au SDITEPSA
(05 49 03 13 51).
Dans certains cas, une
allocation de présence
parentale peut être versée
au parent bénéficiaire du
congé (S'adresser à la MSA :
05 49 44 56 36).
QU'EST-CE
QUE LE CONGE PARENTAL D'EDUCATION
?
A la suite d'une naissance
ou de l'adoption d'un enfant
de moins de 16 ans, tout(e)
salarié(e) ayant au moins un
an d'ancienneté, peut
bénéficier d'un congé
parental d'éducation lui
permettant d'interrompre ou de
réduire son activité
professionnelle pour élever
cet enfant.
Pour la détermination des
avantages liés à
l'ancienneté, le congé
parental d'éducation est
retenu pour la moitié de sa
durée. Le congé parental a
une durée d'un an maximum. Il
peut être prolongé 2 fois,
sans toutefois excéder la
date du 3ème anniversaire de
l'enfant.
Le (la) salarié(e) doit
simplement informer son
employeur par lettre
recommandée avec accusé de
réception, précisant le
point de départ et la durée
du congé choisi.
Cette information doit
être faite :
- soit un mois avant la
fin du congé de
maternité ou
d'adoption
- soit deux mois avant la
fin du congé si celui-ci
ne débute pas
immédiatement après le
congé de maternité ou
d'adoption.
Pour chacun de ces deux
renouvellements, le salarié
doit avertir l'employeur un
mois avant l'expiration du
congé en cours.
Il doit
également l'informer de son
intention de transformer le
congé parental en période
d'activité à temps partiel
ou la période d'activité à
temps partiel en congé
parental.
A l'issue de son congé
parental, le (la) salarié(e)
doit retrouver son précédent
emploi ou un emploi similaire
assorti d'une rémunération
au moins équivalente. Il
(elle) peut également
bénéficier d'une formation
professionnelle.
Pour plus de
renseignements, s'adresser au SDITEPSA
(05 49 03 13 51)
Dans certains cas une
allocation parentale
d'éducation peut être
versée au parent
bénéficiaire du congé. S'adresser à la MSA : 05
49 44 56 36.
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